jeudi 10 juillet 2014

Les souvenirs d'une étudiante pendant le Ramadan


l'avenue du mois sacré du Ramadan avec son atmosphère spirituelle et divine est une source de joie pour tous les musulmans pour se rapprocher plus du dieu avec le jeune et les prières à la mosquée. Notre étudiante Touria au Ramadan, chaque fois elle nous parle de ses souvenirs comme si c'était hier, les détails sont creusés dans sa mémoire de femme d' aujourd'hui. De sa ville d'origine Tanger elle poursuivait ses études universitaires à la faculté de Fès. Dans ce monde nouveau pour elle, Touria a pu s'adapter à sa vie d'étudiante en s'affrontant chaque fois avec un problème nouveau; des grèves fréquentes, des manifestations, des slogans qui se mêlaient aux chansons de Marcel Khalifa... Loin de tout cela, les contraintes ne manquaient pas, Touria a vécu toutes les couleurs des scènes de jalousie et de problèmes avec les étudiantes qui partageaient avec elle la chambre ou côtoyaient la même cité qu'elle. Mais l'histoire qu'elle ne cesse de nous la répéter en ce mois de Ramadan c'est la journée où elle a senti l'amertume d’être loin de sa famille et de son atmosphère affective. Elle passait ses examens de la deuxième session au mois de juillet il faisait très chaud à Fés, la température dépassait quarante degré. Touria par malheur passait ses épreuves l'après midi à quinze heures et ne sort de l’université qu'à dix neuf heures. L'idée qui domine à l'approche de la rupture du jeune qui comptait presque seize heures, est de trouver quoi manger surtout que le restau des étudiants est fermé. Touria court vers sa chambre pose ses affaires et prend une petite marmite pour aller chercher l'hrira ( une soupe traditionnelle) chez le restaurant habituel et aussi populaire que les gens modestes fréquentent. Elle court à se couper le souffle, elle est fatiguée, ses jambes ne la supportent plus mais elle résiste encore. Enfin la voila arrivée elle tend sa marmite au garçon au tablier blanc mais plein de taches qu'importe l'essentiel c'est d’être servie. Hélas plus de hrira, tout est vide. Notre étudiante est venue en retard, alors elle sillonne les alentours pour trouver cette fameuse hrira qu'on n'ose changer même dans de telles circonstances. Mais toujours rien, perdue à l'idée de ne rompre le jeune qu'avec la soupe Touria chez l'épicier achète du pain et du lait. Avec regret elle regagne sa chambre mais cette fois ci à petit pas car elle n'a plus de force, de la prière de l'aube elle n'a pas fermé l’œil, le stress de l’examen est si pesant dans cette chaleur du Ramadan. A son chemin, le son de lmoadin à la mosquée n’activait plus ses pas par épuisement. En rentrant, elle prend un verre d'eau et machinalement fait bouillir le lait dans une casserole, sa tête lui fait mal une tasse de café serait l'idéal. Elle pose sur la petite table quelque dates un peu de selou (gâteau traditionnel ) et du pain mais à sa grande surprise dans la casserole il n'y plus de lait mais des morceaux qui se forment c'est périmé !!!!!!!!! Des larmes chaudes tombèrent sur ses joues à l’absence de la délicieuse soupe de sa maman avec la chbakia et briwate, à l'absence de la table marocaine si spéciale et si riche de toutes sortes de délices traditionnels en ce mois de Ramadan.

dimanche 18 mai 2014

Femme dans la boue

Tout doucement le vent joue avec les arbres, à coté d’un puits abandonné il ya bien des années sont assis deux petits garçons qui prenaient la vie à merveille. Ils amusaient à jouer avec un insecte, une fois mort l'un des petits diables s’exclama : « il faut le mettre sous terre ». L’autre s’exécuta. Leurs rires remplissaient l’espace. Dans une maisonnette pas loin d'eux le chant de leur maman traversait le silence d’un été bien chaud qui s'apaisait à son accent de (jbala) bien particulier. Elle s'appelait Fatna, son aspect attire bien l'attention surtout que sa poitrine donne l impression qu’elle occupe tout son corps. Elle est assise à sa petite table en bois et nettoie son blé, elle le fait passer dans une passoire, récupère le bon et met de coté le mauvais. Ses gros seins dansaient au rythme du blé tamisé. Essoufflée de ce va et vient de ses bras, elle termine son travail et s'abandonna délicatement à nettoyer son corps .Elle s’est vêtu d’une longue robe d'une blancheur attirante, se noue les cheveux avec un foulard rose et met du khoul dans ses yeux. Maintenant rien qu'un verre de thé rajoute à son plaisir une autre saveur. Elle goutte le thé à la menthe et dit : cela manque de sucre comme les paroles de mon mari .Elle ajoute du sucre et en rajoute encore jusqu'à ce qu’elle le trouve bon à son gout. Aux alignements des arbres lointains; voila le mari qui s’amène trainant derrière lui sa mule. C est l'ombre d’un homme, il est maigre et petit de taille, ses yeux gris brillaient et rencontraient les mèches de ses cheveux qui tombaient sur son front humide de sueur. La chaleur de la journée s'ajoutait à la chaleur de la coucchina (la cuisine) de Fatna, elle préparait le couscous pour le déjeuner de sa petite famille. Elle prenait soin de tout. Elle épluchait les légumes avec délicatesse sans doute pour ne pas entendre les critiques de son mari comme celui de la voisine qu'une nuit auparavant lui a fait une scène d' avoir trop éplucher les pommes de terre au point qu’il lui a dit :toi si tu continues d’éplucher les légumes de cette façon tu vas me ruiner. Quelle analyse !? si le monde évitait ce genre de détail il aurait épargné la crise d’aujourd’hui. Le plat que Fatna a préparé est sans viande car la coutume à la campagne on se permet ce petit privilège que le jour du souk, le reste de la semaine on devient végétarien, si les uns l'adopte comme un choix, les pauvres ici le vivent comme une contrainte. Sur un tapis multicolore que Fatna a tissé par ses belles mains, se tenait le fameux plat du couscous que toute la famille savourait avec un grand enchantement et délice. Au coin de sa chambre Fatna peut enfin profiter du repos qu'elle attend, elle allonge son lourd corps sur une belle couverture et devient proie d'un sommeil bien profond. Seuls des cris perçants dehors la font sursauter de sa place. la voix de son mari gronde comme un tonnerre : tu dors comme un sac de blé et tu fais perdre tes enfants. Ses deux enfants !!? Elle n arrivait pas à comprendre, son imagination l'emmenait au sifflement du train qui traversait les champs du douar, elle ramassait son corps qui devient maintenant léger et courra comme une folle vers les cris de son mari. Tout le monde courait vers l'oued ou le drame est survenu. Les deux enfants, ventre remplit du couscous ne pensaient qu'à se rafraichir dans la rivière. Le petit tomba dans un tourbillon se battait pour sortir, son frère qui nageait à coté voulant le sauver épuisa ses forces en criant à l’aide mais personne ne l'entendait ainsi il succomba aussi. En regardant deux hommes tenant les cadavres de ses adorables petits, Fatna perdit la voix, s’évanouit, s'écroula dans la boue de l'oued qui noircira aussi bien sa robe de couleur blanche que sa vie de femme.

mercredi 14 mai 2014

Le professeur Zarik nous a quitté

Ce lundi matin 11 mai le lycée Sidi Issa a ouvert ses portes mais pas à l'accoutume, les membres de l'administration, les professeurs, les élèves, tout le monde est effondré de la mauvaise nouvelle qu'ils ont entendu. C'est pourtant vrai; le professeur Abdenasser Zarik nous a quitté subitement la soirée du dimanche d'une crise cardiaque. La mort, lorsqu'elle vient, elle ne choisi ni le temps ni l'espace, ni le jeune, ni le vieux, c'est la seule et l'unique vérité qui existe.
Notre professeur était connu par sa grande bonté et sa parfaite compréhension envers les élèves. Il était toujours présent pour soutenir aider et expliquer d'avantage les leçons de mathématique seulement cet opération de soustraction est si difficile à admettre puisqu'il manquera à son cours, à sa classe, à ses élèves, à ses collègues, à son lycée mais encore plus à sa petite famille et ses jeunes enfants dont la maman demeure le seule refuge de tous, la consolation à un destin ...
Pour rendre le dernier  hommage au professeur, une foule d'élèves et professeur  ont quitté le lycée dans une chaleur brûlante de midi pour faire la marche ensemble jusqu’à la demeure du défunt  dans le deuil et la douleur à sa disparition. Seuls les mots sacrés  " lailaha illa lah Mohamadan rassoulo Allah " réconfortait l’âme, calmaient les esprits et remplissaient l'atmosphère endeuillé.
Le professeur est parti mais ce qu'il a appris aux jeunes restera dans la mémoire, ainsi la vie est faite l'honneur à ceux qui ont laissé les bonnes choses parler d'eux.

mardi 29 avril 2014

interview d'Oumleila à Kaymu

Pour  la femme exceptionnelle et dans sa journée exceptionnelle, Kaymu a pensé  rendre hommage à la femme en lui donnant  la parole ; cliquez sur ce lien pour découvrir mon interview: http://blog.fr.kaymu.com/2014/03/03/interview-avec-oumleila

lundi 21 avril 2014

le rideau est tombé

 Mes respects pour l'équipe organisatrice et particulièrement  Younes Qassimi pour tout ce qu'il fait  pour le web au Maroc.A  propos de Maroc Web Awards,  cela reste toujours pour moi une belle expérience puisque j'étais deux fois finalistes: en 2011 dans la catégorie du meilleur blogueuse de l'année puis en 2013 dans la catégorie meilleur article en ligne qui s'intitule " Wiam une fleur écrasée ".  j'ai bien aimé le nouveau système du déroulement de la compétition cependant le résultat final je l'ai prix avec beaucoup de réserve non seulement pour moi car on ne sait pas quels étaient les critères du choix du jury pour l'article en ligne est ce le contenu ou la présence des commentaires et partages? mais aussi pour le choix de la personnalité de l'année qui a déçu tout le monde en ridiculisant l'assise à l'obliger à se mettre debout pour saluer un présent absent ! autre chose le trophée de l'application de l'année lwadifa maroc a été remis à Hassan mikiat à la 6ème édition et aussi à la 7ème. La compétition doit donner la chance à de nouveaux talents, le numéro 2 était le héros de cette septième édition. Mon point de vue est pour avancer dans la vague numérique ds notre pays.
Ce samedi 23 janvier le rideau est tombé au théâtre  Mohammed V mais surement pas sur le dynamisme d'Oumleila la blogueuse. 

samedi 25 janvier 2014

Une grande première au Maroc Zineb El Adaoui femme wali

A Merrakech le 21 janvier restera une date qui marque un positif  changement dans le statut et l'image de la femme marocaine qui ne cesse de nous montrer sa grande compétences dans différents domaines. Certes, ce madi pour la première fois dans l'histoire de la politique au Maroc on entend le terme femme wali , il s'agit de Zineb El Adaoui qui a été promue par sa majesté le Roi Mohammed 6  wali de la région de Gharb-Chrarda-Beni Hsenn et gouverneure de la province de Kénitra. Cette nomination sera une ouverture de nouveaux horizons pour la femme qui aspire à occuper de hauts  postes de responsabilité.  Connue par son riche parcours, il était né le 2 avril 1960 à EL Jadida, Zineb El Adaoui a été à la tête de la cour régionale des comptes de Rabat depuis 2004. Également, elle a été membres de la Haute instance du dialogue national sur la réforme profonde du système de la justice, institution crée en 2012. Elle est titulaire d'un diplôme des études supérieurs (DES) en Sciences économiques. La nouvelle préfète prépare une thèse de doctorat d'Etat sur sous le thème " La cour des comptes marocaines: du contrôle de régularité au contrôle de gestion, quelle efficacité ?. N 'oublions pas aussi sa  remarquable participation dans la causerie religieuse du Ramadan en 2007 sous le thème " La sauvegarde des fonds publics en Islam la voix féminine qui sera entendue avec mérite dans un domaine exclusivement connu par des hommes est un choix royal d'exception. je suis si fière d'une femme wali qui est une vraie laeders, la région du Gharb avec ses chantiers industriels et ses grands projets de développements nécessitent le sérieux la rigueur  et la compétence d'une femme qui sûrement à coté de l'homme contribuera à construire le Maroc de demain.

mardi 7 janvier 2014

Maroc Web Awards et les belles surprises

depuis mon entrée au monde de l'internet mon blog ne cesse de me réjouir sarani partout :j'étais nominée à la cinquième édition de Maroc Web Awards dans  la catégorie de blogueuse, j''étais speaker au TEDxENCGT puis à l'ENS de Tatwan à l'évènement lalla Moulati, à L'ENSA de Tanger, puis  à Fikra Women, à SUPINFO de Casa, au vernissage des artistes Khamlichi  à " l'espace des artistes" de Rabat. J'étais également invitée à assister à des initiatives associatives. Mon blog mazal tayssarini, à  l'émission " Dima jeune " j'étais reçue par le talentueux Hicham Lazrak. comme il se doit, c'était un moment de bonheur inoubliable car mon rêve de jeune fille pour visiter le studio 3 de la radio Chaine Inter s'est enfin réalisé mais avec une autre ampleur c'est d'y participer.Et mes activités continuent : j'ai fait des interviews à Radio 2M puis à la radio Chaine Inter à une autre émission  "Paroles aux femmes "par l'animatrice Ghizlane Chraygen.  Dernièrement je suis nominée au Maroc Web Awards dans la catégorie de l'article en ligne, et ce n'est pas tout car l’événement phare de l'année me réserve cette fois une belle surprise; ma nièce El Alaoui El Mdaghri Hiba qui s'est inspirée de mon expérience dans le bloging est aussi nominée dans la catégorie du blogueuse. Âgée à peine de 15 ans elle écrit en arabe,  c'est une fierté pour moi que je sois derrière la création de plusieurs blog. Ainsi, la voix de la femme marocaine à travers Maroc Web Awards va être entendue encore d'avantage. Mon parcours de blogueuse continue avec votre appui et vos encouragements à la plume d'une femme qui s'appelle El Alaoui El mdaghri Latifa connue sous le nom d'Oumleila voici le lien les amis supporters : http://www.marocwebawards.com/nomine/wiam-une-fleur-ecrasee/

jeudi 19 décembre 2013

La vague verte de Raja a emporté l'équipe brésiliennes bien loin

A la grande joie du Maroc, le café de ce matin a une autre saveur, un autre goût que d'habitude, le bonheur que chaque marocain a senti ce mercredi 18 décembre avec le géant " Raja " va continuer à vibrer en nous , à en parler et  à en faire prolonger ces beaux moments dans la continuité des exploits.
La nuit de la fête, les marocains ont envahi toutes les rues des villes, les klaxons  et les youyous des femmes remplissaient les espaces. La présence féminine est frappante dans cet événement sportif : la maman (lwalida) est le slogan chanté par les suppporters en l' invitant  à financer encore d'avantage  leur séjour qui se prolonge suite aux exploits inattendus du Raja. Le soutien de la femme est aussi particulier puisque certaines ont préféré de suivre le match dans les cafés comme un partage sans précédent.    
La jeune équipe du Raja de  Casablanca nous a fait oublier les déceptions des lions d'Atlas qui ne rugissent plus. L'équipe nationale autour de laquelle,  la polémique ne cesse de faire réagir les marocains  aux réseaux sociaux ces derniers temps, elle doit se dissiper ou qu'elle prennent des leçons de coaching des Rajaouis.   . Après avoir remporté la victoire  sur Monterry par (2-1), les verts continuent à surprendre les adversaires qui  ne croyaient pas à la détermination du Maroc, pays organisateur  du Mondial du club,  pour laisser  son empreinte dans un tel événement sportif. Ainsi, le Raja de Casablanca arrive à déstabiliser les brésiliens de L'Atletico Mineiro (3-1). Ni, la grande réputation du ballon brésilien, ni le talent de Ronaldino ne faisaient  obstacle devant une équipe bien soudée  pour offrir aux Marocains le cadeau de la qualification à la finale du club champion pour  affronter les grands favoris le Bayern Munich.  Donc, le match du samedi prochain est à ne pas manquer sur n'importe quel prétexte dont l'aigle du Raja sera au rendez-vous pour voler au ciel de  la victoire à Marrakech et faire vivre les grands et les petits une belle ambiance d'un rêve qui pourra se réaliser autour de la balle magique.  

jeudi 12 décembre 2013

Vieille fille au Maroc est une "bayra"

Bien souvent, la fillette imite sa maman ou sa chanteuse préférée dans sa coiffure ou sa façon de se maquiller. Toute jeune, elle veut ressembler aux grands; indiscrètement elle met la robe de sa maman, ses accessoires et surtout ses sandales aux talents hauts. Au fond  d'elle, elle souhaite grandir plus vite. Mais avec le temps tout change; à force qu'elle prend dans l'age elle sourit avec regret au temps nostalgique de sa douce enfance   elle se précipitait de vouloir grandir.
Bien que la société marocaine a connu un changement sur le plan culturelle et économique, certaines mentalités demeurent présentes et pesantes sur l'image de la femme qui pour une raison ou une autre n'a pas pu se marier. Personne ne se demande est-ce un choix ou un destin ?
Tout ce qu'on sait, si à trente ans elle n'est pas encore mariée on la nomme "bayra" ce mot que je dénonce fort  signifie la non fertilité; on compare un être humain  à une marchandise qui n' a pas de client. La notion du temps vit avec l' ombre de la femme, le milieu social renforce la relation de chronomètre à son égard . Se marier toute jeune est l'idéal, les études ou la formation ne sont jamais un obstacle une fois le prétendant apparaît comme une occasion à ne pas rater comme le dicton qui dit:  "un poulet au cumin" "djaja bkamounha".
A quarante ans, on lui dit "masskina" la pauvre ! ce n'est pas qu'ils ont pitié d'elle mais ils lui font sentir qu'elle est exclue que personne ne veut d'elle, chose insupportable dans un Maroc moderne mais plein de contraintes à la fois. Ainsi la femme évite d'enter en contacte avec les gens et préfère de ne pas assister aux mariages ou aux cérémonies familiales pour ne pas entendre des questions pertinentes voire embarrassante. A cinquante ans, si par hasard un homme souhaite faire sa connaissance , il lui propose de sortir avec elle pour envisager un mariage,cependant l'âge ne lui permet plus d'entrer dans une nouvelle aventure; donc plus de connaissance, plus de mari ! s'oublier soi- même et vivre une autre forme d'égocentrisme consacré le temps aux autres, aux petits des autres, aux neveux,aux nièces, prendre soin des parents s'ils existent toujours, obéir aux ordres du frère cadet et finalement se soumettre aux caprices de son épouse.La femme si elle est indépendante matériellement, le problème ne serait pas posé aussi difficilement à moins le dira- t-on . Le soucis que peut heurter la femme célibataire est d'avoir le phobie de demain, la phobie de l'arrivée des rides, de la vieillesse, peut-être de la maladie. Qui prendra soin d'elle? Qui frappera à sa porte? Qui brisera le silence de ses longues nuits? Qui l'accompagnera à ses sorties? Qui lui consacrera un moment de tendresse...?
Dans l'absence de compréhension, la menace du qualificatif "Bayra" reste comme un handicap dans la société marocaine et pèse lourd sur le psychique de la femme qui malgré elle continue à vivre  dans sa famille en s'oubliant en offrant son âge tendre à le merci des autres.

mardi 10 décembre 2013

La femme marocaine entre modernité et traditions





Le Maroc, riche de son patrimoine religieux et culturel est en pleine mutation. Il connait une véritable émancipation au niveau social, économique, politique et culturel. L’engagement vers la modernité et l'attachement aux valeurs ancestrales lui confèrent son caractère exceptionnel.
La femme est de plus en plus présente dans la vie politique et économique. Elle occupe des postes de premier plan comme  ministre, ambassadrice ou députée. La réforme du code de la femme a permit  l'émancipation des femmes. Leur droits sont renforcés de l'équité entre conjoints et les droits de l'enfant sont protégés.
La femme marocaine bien qu'elle soit ouverte aux monde occidental en parlant le français ou l'anglais, elle reste fidèle à sa langue maternelle, elle prend soin de l'apprendre à ses enfants.
Coté vestimentaire; porter un jean ou un tailleur ne l'a pas laissé abandonner son djellaba. Au dressing, le caftan côtoie sa robe soirée. Elle réussit à mettre en évidence sa beauté dans le confort et l'élégance de l'un et la splendeur et le sublime de l'autre. Retrouver son équilibre entre le moderne et le traditionnel est une preuve de réussite chez la femme marocaine; si elle fête le nouvel an entre famille ou amis, elle prend soin de fêter l'Aid El kebir et L'Aid Sghir avec fierté et amour.


Récemment, la vision de la femme a changé, son rôle ne se limite plus à garder ses enfants et satisfaire les besoins de son mari, ses aspirations sont plus grandes, elle n'accepte plus qu'elle soit l’être second. Elle cherche sa place dans la société, ainsi elle commence à s'organiser dans des associations, s'éduquer et à créer son espace de liberté afin de lutter pour l'obtention de ses propres droits. Nombreux sont les dossiers qui dérangent encore  la femme dans sa démarche vers une vie honorable. Le phénomène du mariage des mineurs, est toujours une réalité qui continue de prendre de l'ampleur au Maroc, et d'engendrer des  dégâts sociaux irrémédiables. La femme marocaine continue sa lutte contre toutes les formes de violence qu'elle subit soit dans sa vie conjugale, professionnelle ou en tant que genre féminin comme l' harcèlement  sexuel ou l'agression sexuel.
Le chemin est encore long pour que la femme au Maroc obtienne ses droits et acquiert la place qu'elle mérite qu'elle soit dans la ville ou dans la campagne, sa contribution dans la société est aussi grande que son don  et sa générosité naturelle qui la font vivre en parfaite harmonie entre modernité et traditions.